Produits alimentaires, de santé et de consommation Canada (PASC) accueille la recherche mondiale rigoureuse en nutrition et en santé publique. La nouvelle série de The Lancet sur les aliments ultra-transformés a déclenché une importante conversation sur les habitudes alimentaires, le fonctionnement des systèmes et la façon dont les gouvernements peuvent continuer de soutenir de meilleurs résultats de santé pour tous les Canadiens.
Toutefois, la série en question adopte une définition et un cadre pour les « aliments ultra-transformés » qui risque de simplifier à outrance cet enjeu complexe et confondre les consommateurs. En regroupant des milliers de produits sur la simple base de leur degré de transformation plutôt que sur leur valeur nutritive, on écarte des décennies de preuves concernant ce qui compte vraiment pour la santé. La qualité de l’alimentation, la densité des éléments nutritifs et les habitudes alimentaires globales sont des facteurs uniformément reconnus par la science.
Il est important de reconnaître que la transformation en soi n’est pas le problème et qu’elle ne peut pas non plus remplacer la valeur nutritive de façon fiable. La transformation permet d’avoir des aliments sécuritaires et à prix abordable, prolonge leur durée de vie, réduit le gaspillage et permet l’accès à des éléments nutritifs essentiels sur tout le territoire canadien. Plusieurs aliments dont les Canadiens dépendent chaque jour, comme le pain de grains entiers, le yogourt, le fromage et le lait maternisé sont techniquement transformés. Cette réalité doit faire partie de toute conversation à propos des politiques.
Les manufacturiers canadiens continuent d’évoluer afin de répondre aux attentes des Canadiens et en fonction des nouvelles preuves scientifiques. Les entreprises réduisent la teneur en sodium, en sucre et en gras saturés, améliorent les directives de taille de portion, investissent en information nutritionnelle et reformulent leurs produits sans en compromettre l’innocuité ou le prix abordable. Ces mesures sont fondées sur la science des éléments nutritifs et soutenues par le cadre règlementaire canadien, notamment par l’étiquetage nutritionnel bien en vue qui entrera en vigueur en 2026.
L’amélioration de la santé publique exige de la collaboration plutôt que de la polarisation. PASC soutient les politiques qui aident les Canadiens à faire des choix alimentaires informés et améliorent l’accès à des aliments nutritifs à prix abordable, dont certains choix frais et transformés au minimum. Nous appuyons aussi la poursuite des recherches sur les habitudes alimentaires et les résultats de santé dans la mesure où elles sont communiquées de façon équilibrée, transparente et conforme à la science.
Les Canadiens méritent davantage de clarté et moins de confusion. Une solide base pour la politique repose sur des facteurs de risque établis, le refus de stigmatiser des catégories entières d’aliments et le renforcement de l’objectif que nous partageons tous : une population plus saine soutenue par un système alimentaire sécuritaire, innovateur et résilient.